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IDE en baisse pour 2010
Les mauvaises performances mondiales de l’IDE sont la conséquence immédiate de la crise financière et de la récession économique mondiale qu’elle a engendrée. En effet, la crise des subprimes déclenchée aux Etats unis au milieu de 2007 a eu des répercussions négatives sur l’ensemble des économies de par le monde. Elle a mis de nombreuses entreprises financières en difficulté les poussant ainsi à réduire leurs dépenses et donc leurs investissements. Des coupes dans l’IDE ont été ainsi opérées par les multinationales en réaction au recul constaté de leurs profits. En 2009, les entrées de cet investissement ont chuté de 37% comparativement à 2008 passant d’une année à l’autre de 1,7 billion de dollars à un peu plus de 1,13 billions. Ce recul intervient après une première diminution observée en 2008 de -16%.
Au niveau national, les perspectives d’attrait de nouveaux IDE demeurent tributaires de l’évolution de l’activité économique et financière chez nos principaux partenaires, plus particulièrement, la France et l’Espagne. Une reprise est attendue dans ces pays, ce qui laisse augurer une reprise des investissements émanant de ces contrées vers le Maroc. Au total 30 milliards de dirhams d’IDE sont attendus pour 2010 en dépit d’un début d’année peu encourageant.
Les données actuellement dis¬ponibles de l’IDE portent sur les cinq premiers mois de l’année en cours. Au cours de cette période une baisse de ces investissements a été observée comparativement à l’année antérieure. Celle-ci est très sévère. Elle est de 36,2% soit l’équivalent de 3,6 milliards de dirhams. Le montant global est de ce fait égal à 6,4 milliards de dirhams contre 10 milliards un an plus tôt. Certains investisseurs étrangers ont sensiblement réduit leurs dépenses en IDE au Maroc. Les investisseurs émiratis ont contracté leurs investissements au Maroc de façon considérable (-74,4% ) suivis des saoudiens (-47,8%). Les espagnols et les français qui sont les principaux investisseurs au Maroc n’ont pas manifesté un intérêt particulier en ce début d’année. Ils ont contracté le volume des capitaux destinés au Maroc d’une année à l’autre de 28,8% et 35,7% respectivement. En revanche le Koweït a investi massivement au cours de cette période en passant de 115 millions de dirhams en 2009 à 3 milliards en 2010. Cette hausse est essentiellement due à la prise de participation dans le capital de Wana de 2,2 milliards de dirhams.
Les activités de l’immobilier et du tourisme qui généralement absorbent une large part des capitaux en provenance de l’extérieur sous forme d’investissement direct connaissent un début d’année 2010 difficile. Les investissements directs étrangers dans ces domaines se sont inscrits en net recul au cours des cinq premiers mois par comparaison à la période correspondante de l’année écoulée. Les diminutions constatées au niveau de ces deux secteurs ont été respectivement de 36% et de 40%. Ces baisses se sont traduites également par un recul de leurs contributions dans le total du volume investi par les étrangers dans l'économie marocaine. Cette part est passée de presque 33% pour le secteur immobilier à 29% et de 20,3% à 15,2% pour le secteur touristique. Pour leur part les IDE dédiés au secteur bancaire, à l’industrie et à l’activité des télécommunications ont vu leur part croitre pour se situer respectivement à 19,5% au lieu de 17,7% et 11,4% au lieu 6,4% et 14,4% au lieu de moins de 1%.
Ces résultats dans l'ensemble né¬gatifs peuvent être attribuer aux ef¬fets de la crise économique. Cette situation pourrait se poursuivre en 2011 mais avec une intensité moins prononcée en raison de la reprise attendue.
Auteur : CMC_Malika
Date : 2010-10-30
Consulté : 5586
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