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Chronique CMC

Edito :

Résilience

 

Résilience. Un terme magique que tous ceux qui officient aux centres de décisions de l’économie marocaine n’ont cessé de ressasser, en toutes occasions et dans une première phase, pour affirmer que le Maroc est à l’abri des effets de la propagation de la crise financière des lendemains de l’année 2008.  Dans une seconde phase, les risques devenant plus menaçants, sous la poussée des vents du printemps arabe et dans la foulée de la dégradation des notes de la Tunisie et de l’Egypte, le Maroc revendique sa spécificité et met en avant sa stabilité inébranlable, qui le met à l’abri des dérapages des mouvements revendicatifs et virulents d’une rue décidée à en découdre.

Pendant ce temps, les agences de notation n’ont cessé de brandir la menace de dégrader la note marocaine.

Une révision à la baisse de l’appréciation de l’économie marocaine  par des instances décriées pour leur subjectivité et leur aliénation, nonobstant la bonne résilience supposée du pays, induirait automatiquement une révision des grandes décisions à fort impact sur l’économie marocaine. Cela commencerait par une réévaluation des taux d’intérêt de la dette souveraine, qui aggraverait le déficit budgétaire et mettrait en péril l’équilibre de la balance commerciale…

La dernière alerte, de la fin du mois de novembre 2011, est l’émanation de Standard & Poor’s qui prend à parti le système bancaire marocain, jugé peu apte à préserver l’économie nationale des coups de boutoir assénés par les perturbations que connaissent les économies occidentales et particulièrement celles de la zone Euro. La menace de dégradation est explicite et remet clairement en cause la prétendue résilience de l’économie marocaine jugée comme insuffisamment diversifiée pour présenter une défense  acceptable aux sollicitations perverses de l’environnement international.

Il faut dire que le positionnement du Maroc selon Standard & Poor’s, au 8ème rang dans un classement où le dernier occupe la 10ème place, donne déjà beaucoup de soucis aux décideurs marocains en mal d’arguments pour faire valoir l’incommensurable potentiel marocain, sa proximité stratégique, son positionnement de carrefour géographique, son infrastructure d’accueil aux normes internationales, son hospitalité légendaire…

D’aucuns n’hésitent pas à dire que la faible intégration de l’économie nationale dans les processus des échanges internationaux est un atout de protection qui amortit amplement les méfaits d’un effet domino, qui provoquerait, sinon l’effondrement, du moins l’éclatement de la zone euro. Cet éclatement qui pourrait entrainer, en phase transitoire des répercussions indésirables, rétablirait, pour le Maroc, un meilleur pouvoir de négociation.  De là à dire que, le Maroc étant ainsi préservé, l’effritement de l’Union Européenne ne peut que remettre à l’ordre du jour des rapports moins dominant dans les échanges avec les pays du bassin méditerranéen, il n’y a qu’un pas, que nous serons nombreux à franchir avec aménité…

 

International :

La Crise de la Zone Euro

Enjeux pour le Maroc

 

La crise de la dette dans la zone euro poursuit sa course infernale malgré les efforts  déployés pour la contenir : soutien financier conséquent et renforcement de la discipline budgétaire. La défiance des investisseurs favorise la flambée des taux d’intérêt, ce qui, conjugué au risque de récession en Europe, soulève la question de la soutenabilité des dettes. L’économie marocaine serait touchée via plusieurs canaux : l’inflation importée, le taux de change de l’euro, et les retombées de la crise de confiance et des politiques d’austérité sur la croissance en zone euro et partant, sur la demande étrangère adressée au Maroc et les flux financiers en provenance de la zone.

 

Dynamique économique :

La Politique Industrielle

Quelle stratégie pour quels résultats ?

 

De grands chantiers sont ouverts pour renforcer les structures d'accueil de l'investissement, améliorer l'articulation et la mise à niveau territoriales et dans une moindre mesure prospecter l’instauration d’une bonne gouvernance. C’est dans ce cadre que la nouvelle stratégie industrielle  du Maroc s’emploie, depuis l’identification des conditionnalités de l’émergence, à corriger une réalité décevante d’un secteur en perte de vitesse. Elle porte l’espoir, non seulement de colmater les insuffisances de l'impact sur la croissance de l'économie nationale, mais aussi d'assurer une meilleure maîtrise de l'ouverture du pays sur son environnement international, pour prétendre accéder à  une place non pénalisante dans l'échiquier des échanges internationaux dominés par la fièvre de la compétitivité.

 

Perspectives sectorielles :

Industries de Transformation

Un secteur en pleine restructuration

 

Au Maroc l’activité industrielle est en pleine restructuration. De nombreuses réformes ont été mises en œuvre pour rendre ce secteur plus moderne, plus compétitif et capable de relever les défis que lui imposent les changements fréquents qui se produisent dans son environnement. Ces initiatives commencent à produire leurs effets. Une dynamique positive commence à s’installer progressivement mais au vu des résultats enregistrés en 2009 et 2010 des efforts importants restent encore à faire. Au cours de ces deux dernières années le taux de croissance du secteur industriel est passé de 0,2% à 2% traduisant certes une reprise importante par rapport à 2008  mais reste en deçà des attentes.

 

Entreprises & marchés  :
Importations

Croissance toujours soutenue 
 

 

La hausse des importations à un rythme supérieur à celui  des exportations n’est pas toujours inquiétante. Un déficit soutenable produit par des achats à l’étranger de moyens de production est à terme bénéfique pour l’économie qui le supporte. Au Maroc la contribution du commerce extérieur est structurellement négative du fait de la prépondérance des achats à caractère incompressible.

 

Point de conjoncture :

Le Maroc dans le Doing Business

Peut mieux faire !...

  

Prévisions : 

Dynamique de Croissance en 2012

Perspectives de consolidation

 

Le scénario prévisionnel pour l’exercice à venir s’inscrit globalement dans le prolongement des tendances observées en 2011. En dépit d’un contexte économique contraignant tant au plan interne qu’externe, le rythme de croissance projeté pour l’année 2012 devrait se situer autour de 4,1 %, soit 0,2 point de plus qu’en 2011. La configuration sectorielle de cette projection annonciatrice d’un  nouveau cycle conjoncturel fait apparaître une participation significative de l’ensemble des activités. Le secteur primaire devrait, à la faveur d’un bon démarrage de la campagne agricole, enregistrer une progression soutenue des principales productions. Il en est de même de l’ensemble des activités secondaires et tertiaires qui, bénéficiant d’une demande intérieure plus raffermie, devraient améliorer leurs performances comparativement à l’exercice précédent.

 

 

 

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