L’année 2007 a été jugée « exceptionnelle» en matière de trésorerie publique. Et pour cause: la dette du Trésor s’est établie à 54,9% du PIB contre 57,6% l’exercice précédent et 62,5% en 2005. Et c’est Zouhair Chorfi, directeur du Trésor et des Finances Extérieures qui vient de faire l’annonce de cette baisse d’endettement. Un milliard de moins c’est précisément l’équivalent en chiffres relatif à cette baisse. Alors que les encours dus à l’endettement avaient été estimés à 331 milliards de dirhams, en 2006, ce montant a été ramené, en 2007, à 330 milliards de dirhams.
Le Maroc devrait, par ailleurs, recevoir la notation Fitch Ratings, au cours du mois d’avril. C’est en juin que l’événement a été confirmé, lors de l’émission du trésor sur le marché financier international d’un montant, de pas moins de 500 millions d’euros sur une durée de dix ans. L’amélioration de la trésorerie publique s’expliquerait, en partie par l’accélération des financements extérieurs qui ont été mobilisés auprès de plusieurs bailleurs de fonds étrangers, aussi bien par le Trésor que par les Etablissements et entreprises publiques (EPP).
La clôture de l’exercice 2007 a été également impactée par le rééchelonnement de la dette à l’égard du Club de Londres. L’arrivée à terme du 6ème et dernier accord avec le club de Paris a eu le même effet. Le traitement d’un montant d’encours de près de 5 milliards de dirhams a permis, par ailleurs, de poursuivre la gestion active de la dette extérieure. Globalement, le montant des dettes traitées s’est élevé depuis 1996 à 70 milliards de dirhams dont 54 milliards de dirhams par le Trésor.