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Un troisième salon en l’honneur de l’agriculture

La ville de Mekhnès abritera la troisième édition du SIAM du 23 au 28 avril prochains. Présidé par Tarik Sijilmassi, l’événement devra accompagner la politique nationale, initiée par le nouveau gouvernement dans le sens de la modernisation du secteur. Les temps forts du Salon seront certainement la multiplication des participants étrangers. La France, l’Espagne et les Etats-Unis représentant les trois pays ayant manifesté le plus d’intérêt à la manifestation. Pour l’heure, 51 entreprises françaises ont répondu présentes à l’événement. La superficie du pavillon français s’étalera sur 10385 m2. Du côté marocain, ce rendez vous devrait servir à développer des contacts en B to B, à un échange d’expériences de part et d’autre les deux rives mais également les volumes d’exportations. Les problématiques nombreuses dans ce secteur qui évolue en fonction des aléas climatiques devront être également mises sur le tapis.

 

Le cadre de réflexion a déjà été cogité par les organisateurs. Ce serait en effet un bon début de diagnostic du secteur en attendant justement les résultats de l’investigation par le cabinet Mc Kinsey.  Car c’est un fait : les responsables du ministère de tutelle connaissent largement le dossier. Les solutions devraient être prises dans le sens de l’optimisation de la gestion de l’eau. Car hormis les aléas climatiques, la mauvaise gestion de cette denrée rare, l’insuffisance d’utilisation des engrais et des fertilisants sont des facteurs qui ont fortement grevé les performances d’un secteur longtemps considéré comme levier dans l’économie marocaine. Aujourd’hui, c’est ce même domaine qui tire vers le bas l’économie marocaine qui ne cesse de connaître des fluctuations en dents de scie.

 

En définitif, ce sont tous ces paramètres qui devront servir à un début d’ébauche d’une stratégie de modernisation du secteur. Le diagnostic avait été établi depuis déjà quelques années par les anciens gouvernements. Ce sont les solutions qui tardent à être choisies pour un développement durable. Par ailleurs, l’aide internationale a déjà été mobilisée depuis des années pour former la main d’œuvre. La démarche de l’Approche par Compétences mise en place par l’ACDI avec le gouvernement marocain en est un exemple. Le projet co-présidé par le Secrétariat d’Etat chargé à la Formation Professionnelle a quelque peu démontré ses limites compte tenu tout d’abord des statuts des formateurs dans les établissements de formation mais également de la lenteur des processus… Aucun audit n’a pour l’heure permis d’effectuer un véritable état des lieux. Plusieurs pistes sont donc à explorer -et de près- pour permettre à un secteur aussi important de décoller sans plus tarder.   


 CMC_admin
Date : 2008-04-18
Consulté: 289 Fois

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