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Tourisme. L’opérateur indien Berggruen mise 75 millions de dollars au Maroc

Le groupe indien Berggruen investira 75 millions de dollars dans le secteur touristique national. L’opérateur a signé, le 8 septembre dernier, avec  la société marocaine Filacom un accord portant sur pas moins de 50 millions de dollars. La manne permettra la construction dans un premier temps de 6 à 7 hôtels dans les catégories 3 et 4 étoiles. A la seconde phase sera affectée un montant d’investissement de près de 25 millions de dollars pour l’aménagement d’autres complexes hôteliers dans d’autres villes du pays. Pour rappel, la société Berggruen est la filiale de Berggruen International qui siège à New York. La firme génère plus d’un milliard de dollars.

 

Au Maroc, sa première opération s’inscrit dans la Vision 2010. Une vision confortée sauf que la problématique du foncier et la lourdeur des procédures administratives demeurent encore un frein pour de nombreux investisseurs marocains. La dynamique enclenchée dans les régions à haut potentiel à travers le Royaume devrait en effet générer de la rentabilité au Maroc à condition que la compétitivité existe. La compétitivité ne signifiant pas uniquement baisse des prix aux touristes étrangers. Il s’agira en effet d’offrir dans les nouvelles infrastructures hôtelières- et les anciennes aussi d’ailleurs-, les prestations de service conformes aux standards internationaux. Justement dans les catégories 3 et 4 étoiles, le Maroc devra opérer un changement radical de telle sorte à proposer à la classe moyenne une offre abordable mais aussi agréable et accessible également aux familles. Ce n’est, en effet, que de cette manière que le tourisme national et celui des affaires pourront se développer. Le marché du haut standing s’adressant à une autre catégorie.

 

Sur un autre registre, l’amélioration de la qualité de service passera par la formation et la valorisation du capital humain. La prise de conscience est réelle sauf que les retards pris sur le dossier «formation des compétences» dans l’hôtellerie porte préjudice au secteur. La mise en œuvre du programme Emergence l’a largement démontrée. Les mesures devront être prises de façon urgente. Car combien même les projets d’appui internationaux comme APC ou Meda I -et Meda II- ont été largement médiatisés, leur impact sur la machine économique demeure faible compte tenu des fonds importants déboursés. Un suivi rigoureux sur l’ensemble de ces projets permettrait d’opérer un changement radical avec le management d’antan. Un schéma de rupture est plus que nécessaire. Il est vital. Sans cela la Vision 2010 butera sur le volet humain et verra la compétitivité de ses projets baisser. Les enjeux sont là aujourd’hui.


 CMC_Malika
Date : 2008-09-12
Consulté: 319 Fois

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