L’opérateur Tozzi aurait des vues sur la baie de Dakhla. Le président de la société aurait effectué le déplacement lui-même dans la région. Objectif : s’enquérir des opportunités d’investissements qu’elle revêt. Le groupe italien compte - si tous les critères sont réunis du moins- investir pour la réalisation de centres touristiques, campings, bivouacs et locaux commerciaux. Pour l’heure, une série d’études de faisabilité a été entamée. A la clé ; la promotion de la région. Il faut reconnaître que cette dernière est prisée pour sa Plage Blanche. Celle-ci se prête, par ailleurs, à plusieurs loisirs qui sont aujourd’hui utilisés dans l’argumentaire des agences de voyages. Les offres demeurent, toutefois, tributaires des capacités litières existantes sur place. Les développer valoriserait toute une région et sous tous ses aspects. C’est dans cette optique que de nouveaux entrants comme le groupe italien représenteraient une aubaine. Le CRI de la région en est conscient. Une étude se rapportant sur toute la région Oued Eddahab Lagouira a déjà été lancée. Elle vise à identifier les principaux atouts de la région afin de les valoriser, à travers un aménagement touristique adéquat. En clair, les constructions touristiques -avec tous les équipements qui vont avec- devront préserver les sites naturels dans une logique de développement durable…
La démarche marketing concoctée pour la région devra également valoriser les ressources de telle sorte à promouvoir la ville de Dakhla, au même titre que ses autres consoeurs.
Les avancées sont réelles puisque le site Graret Fartet se prête, aujourd’hui, à ce type de constructions où le vecteur « paysage naturel » est le principal levier économique. Il représente le premier argument face à un investisseur potentiel. Préserver justement ses richesses naturelles fait partie des priorités. Les écarts opérés dans ce domaine où la nature a disparu sous les constructions existent. La ville de Marrakech en est un exemple. Mirleft risque de connaître le même sort. Les demandes d’investissement devraient être étudiées dans ce sens par la Commission en charge de leur approbation ou leur refus. Voir uniquement, le résultat sur le plan immobilier et la création d’emplois reviendrait à s’inscrire dans une logique de court terme.
La singularité du groupe Tozzi rappelle cette donne fondamentale-il faut le reconnaître-L’opérateur évolue justement, également, dans le domaine de l’énergie éolienne, le recyclage et la transformation des déchets. La protection de l’environnement représente un de ses métiers.
Son arrivée devrait doper l’engouement de toute une région à condition d’intégrer toutes ses composantes à son futur projet. L’enjeu est clair. L’année 2007 l’a démontré avec le niveau d’investissements enregistré et qui se chiffre à 1,27 milliards de dirhams.
Hormis le développement des secteurs de l’agriculture et de la pêche, l’activité touristique gagne du terrain à grands pas. Reste à réguler le phénomène en tenant compte de la donne environnementale.
Une enveloppe budgétaire dotée de 120 MDH a été, par ailleurs, programmée pour le développement des routes nationales et extérieures. Une nouvelle gare aérienne est en cours d’édification.
Bref, la ville de Dakhla est en chantier… Un chantier qui ne devra pas faire fuir pour autant les touristes sur la plage !