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2,6% d’indice de taux d’inflation

C’est ce qu’il ressort du rapport de la politique monétaire en date du mois de mars dernier, élaboré par les experts de Banque Al Maghrib.

Selon leur analyse, la reprise inflationniste des quatres derniers mois de l’année en cours estimée à 2,6%, s’inscrit dans un trend haussier de la croissance économique elle-même. Si depuis les années 90, celle-ci a été maîtrisée, le Maroc de tous les chantiers s’accompagnera forcément d’un accroissement inflationniste.

 

Le boom de l’immobilier, à lui seul, engrange des demandes de crédit. C’est un fait: le renversement du comportement des citoyens, mêmes ceux à revenu moyen, a largement dicté le phénomène. La cherté des loyers face à des taux d’octroi de crédits, de plus en plus compétitifs justifiés par une sur liquidité, encourage l’acquisition plutôt que l’acquittement d’un loyer.

 

Globalement, les estimations de la banque centrale convergent vers une croissance de la consommation, sur l’année 2007, de l’ordre de 4,3 %. Pour rappel, l’année 2006 avait déjà été marquée par une reprise du moteur de croissance (8,1%) avec un taux de chômage qui commençait à diminuer passant en dessous de la barre des 10%.

 

“Normal » diraient certains, adeptes des sociétés de consommation; «inquiétant» répliqueraient ceux qui préconisent, au contraire une politique stabilisatrice de revenus dans le sens du partage et de l’équité.

 

Les mouvements capitalistiques devraient pourtant faire pencher la balance dans le sens inflationniste. Reste à en maîtriser l’évolution pour éviter une envolée déstabilisante. 

La volonté d’indexer les revenus des fonctionnaires à l’indice du coût de la vie semble converger aussi dans le sens d’un accroissement du pouvoir d’achat. Ceci devant contribuer à entretenir l’accélération de la consommation globale en récupérant un segment de la population plutôt surendetté.

 

A contrario, l’amoindrissement de la capacité financière de la population rurale est pressenti compte tenu d’une récolte agricole jugée «médiocre» par les économistes. Les chiffres officiels annoncent en effet «au plus 20 millions de quintaux engrangés par la campagne agricole 2007».

 

Dans un tout autre registre qui plombe également l’indice de l’inflation, celui de la valeur de la monnaie nationale elle-même.

La dépréciation du dirham par rapport à l’euro qui avait atteint les 1,61% au terme du premier trimestre 2007 ne fait que conforter les pronostics de Bank Al Maghrib.

 

L’enquête fait ressortir également la hausse de certains cours de produits de base, notamment, dans le bâtiment comme le bois. Celle-ci impacterait évidemment sur le taux d’inflation. De même, la hausse des biens alimentaires, survenue le mois d’avril dernier (+3,4%) risque si elle poursuit son trend de doper l’inflation. Ce facteur est d’autant plus important que cette rubrique représente 45% des dépenses des ménages. Des évolutions à suivre donc de près…   


 CMC_admin
Date : 2007-05-25
Consulté: 261 Fois

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