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La Chute de la demande touche l’industrie automobile nationale

La crise mondiale du secteur automobile a un impact certain sur l’industrie automobile au Maroc, dans la mesure où une partie non négligeable de la production est destinée à l’exportation. La crise touche aussi bien l'assemblage que les équipementiers. Les premiers signes d’alarme sont venus des équipementiers qui ont commencé à alerter le gouvernement sur la baisse des commandes dès la seconde moitié de 2008. Ce fut ensuite la persistance des rumeurs autour du projet Renault-Nissan au nord du pays. Après une longue période de silence ou de déclarations officielles louant la résilience de l’économie marocaine, le gouvernement a fini par reconnaître que les secteurs exportateurs, dont le secteur automobile, sont touchés par la chute de la demande mondiale. En ce qui concerne l’assemblage, il y a lieu de distinguer le segment qui s’adresse au marché local de celui lié à l’export.

 

Le premier semble résister à la crise. En 2008, les ventes ont enregistré une progression de près de 17% et Somaca a confirmé la poursuite du projet d’extension de ses capacités de production en 2009. C’est le projet Renault-Nissan, orienté à l’export, qui est touché depuis que Nissan a annoncé la suspension de sa participation au projet. Cette suspension – retrait  – appelle un réajustement du projet, maintenu dans sa composante Renault, sachant que la participation de Nissan devait être d’environ 20%. Le constructeur français devrait certainement redimensionner le projet et en retarder l’échéance. La situation de crise mondiale et son éventuelle persistance ne feraient que retarder davantage les échéances, voire réduire les ambitions du projet de départ. Déjà en octobre 2008, Renault a annoncé la réduction de moitié de la capacité de production de son usine de Chennai en Inde, initialement prévue à 400 000 véhicules par an. Comme pour l’assemblage, les équipementiers orientés export sont les plus touchés. Les effets de la crise ont commencé à se faire sentir dès le dernier trimestre 2008 avec des annulations et des baisses de commande de l’ordre de 20% à 40% (selon les déclarations des professionnels), affectant surtout ceux dont la production et les clients sont peu diversifiés et ceux ayant des coûts de production peu compétitifs. Faute de visibilité à court et à moyen terme, l’AMICA prévoit une baisse d’activité chez les équipementiers exportateurs qui pourrait atteindre 30% à 40% au premier semestre 2009. Les équipementiers et sous-traitants ont réagi surtout par la réduction du temps de travail et marginalement par la réduction des effectifs. Mais ces ajustements peuvent devenir insuffisants si la crise perdure ou s’amplifie, auquel cas il faudra s’attendre à des suppressions d’emplois, voire à des fermetures d’unités de production.


 CMC_Malika
Date : 2009-05-07
Consulté: 1301 Fois

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