La clémence de la Banque Mondiale se retrouve à nouveau avec le dernier déblocage de fond. Affectation : l’énergie.
Une somme d’ailleurs importante qui, convertie en dirhams, correspond à pas moins de 832 MDH. Le prêt a été accordé sur une période de 17 ans avec une franchise de 4 ans.
La démarche de l’instance financière internationale viendra soutenir un marché en pleine mutation puisqu’à forte demande. La forte croissance énergétique a été en effet estimée à 9%. Ramenée à un baril de pétrole, fluctuant au gré de la conjoncture internationale, le Maroc doit sécuriser ses approvisionnements et sa production énergétique. A l’heure, où certaine presse soulevait dans ses colonnes le risque de coupure d’électricité cet été, les investissements rendus possibles grâce à ce nouveau soutien de la Banque Mondiale visent à réajuster l’offre à la demande.
Faut il encore que la réactivité suive car les investissements nécessaires pour satisfaire la croissance ont été estimés à quelques 10 milliards de dirhams…
Pour arriver à un juste équilibre, le Maroc devra à la fois démarrer les chantiers et réussir une importation ciblée pour pallier le manque énergétique pressenti si aucune réforme n’est entamée rapidement.
La position de la Banque Mondiale est claire à ce niveau: soutenir le Maroc dans la mise en place d’une stratégie d’importation et de libéralisation du secteur.
Le deadline a également été annoncé à savoir; 2007.
Si le dossier a été remis, en effet, sur le tapis d’une manière régulière durant toute cette décennie, l’urgence à la mise en route est fortement recommandée par les experts du dossier.
L’utilisation de nouvelles formes d’énergies renouvelables demeure le véritable défi. Les trouver avec une possibilité d’adaptation au sein de l’environnement marocain en représente un autre et non des moindres.
Car si, en effet, certaines méthodes expérimentées ailleurs ont fait leur preuve, il faudra que les responsables du dossier au Maroc dénichent les solutions adaptées et optimales avant toute chose. D’ailleurs, à l’instar de l’exploitation du pétrole dont le coût est à prendre en considération au même titre que la ressource naturelle elle-même, certaines autres énergies peuvent trouver leurs équivalents au Maroc. Ce qui diminuerait considérablement les coûts de la matière première. La répercussion sur le prix à l’achat de l’énergie se ferait également ressentir… Et par effet induit, cela augmenterait la compétitivité de certains secteurs fortement consommateurs d’électricité. Le textile étant le premier concerné.
Bref, à l’horizon 2012, l’exploitation d’autres formes d’énergie comme le gaz naturel et l’éolien devront atténuer l’indépendance du Maroc vis-à-vis du pétrole.
Le compte à rebours a démarré du côté de la Banque Mondiale… Des résultats sont attendus du côté du consommateur final également. C’est le principal concerné. L’optimisation des ressources naturelles demeurant le nerf de la guerre de toute nation. Sa force en découle.