La crise économique mondiale et ses conséquences remettent à l’ordre du jour la stratégie industrielle du Maroc. En effet, le soutien à la PME établi dans le cadre du Contrat- Programme d’Emergence englobe trois plans et douze mesures. Les trois plans ciblent respectivement la croissance et le renforcement de la productivité de la PME, la reconfiguration et consolidation du tissu de ces entreprises et la création de nouvelle unité compétitives. Ces plans sont d’inégale dimension, le premier comprend sept mesures, le second une seule et le troisième quatre. La nature de ces plans diffère. Les uns sont des dispositifs financiers adaptés à de besoins spécifiques ressenties par le PME comme le programme Imitaz qui accorde une prime à l’investissement matériel et immatériel à hauteur de 20% de l’investissement et plafonnée à 5 millions de Dhs (il concernera 50 entreprises par an) et le programme Moussanada qui accompagnera 500 entreprises par an dans divers secteurs à travers des programmes fonctionnels de modernisation (systèmes d’information, qualité, logistique, marketing) destinés à améliorer la productivité des entreprises concernées.. Les autres sont des mesures (six) d’accompagnement relevant de la formation des compétences ou de la réglementation, ou de l’offre de structures d’accueil.
La réussite de ce volet PME du Contrat Emergence repose sur la capacité des parties prenantes de mettre en place non seulement des mécanismes pertinents mais aussi : un réel dialogue entre les acteurs impliqués, des partenariats public-privé; des mesures économiquement efficaces et conçues pour encourager des activités ou initiatives qui n’auraient pas existé sans eux. D’où l'importance de la mise en place d’une forte « culture de l’évaluation » au sein du ministère du commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies et des agences chargés des politiques et des programmes visant les PME. C’est un moyen de garantir que les programmes visant les PME restent économiquement efficaces et s’adaptent à l’évolution des conditions d’un monde en mouvement. Idéalement, l’évaluation devrait être prévue et budgétisée dès la conception des programmes, être conduite par des organes indépendants et informés, et donner lieu à des recommandations d’amélioration et de renforcement des programmes qu’il convient de retenir.
De même que l’agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) qui a réussi à s’imposer comme un acteur central de la politique de modernisation compétitive de la PME. Un « Fond d’appui à la Compétitivité des Entreprises » doté d’un budget de 600 millions de Dhs a été crée pour la période 2008-2012.