La crise économique mondiale est aujourd’hui bien installée. De nombreux rapports spécialisés le soulignent. Cette situation s’est traduite par une baisse des flux des investissements directs étrangers dans le monde. La chute a déjà concerné dix sept pays de la zone OCDE. Les IDE dans ces pays se sont contractés de presque 50% au premier trimestre 2009 comparativement au trois dernier mois de l’année 2008. Le montant global des IDE dans l’ensemble de la zone pourrait atteindre en 2009 à peine 500 milliards de dollars contre 1 020 milliards un an plutôt.
Au Maroc, l’attraction des IDE occupe une place centrale dans les politiques de développement du pays. Le pays dispose aujourd’hui d’atouts suffisants pour renforcer son attractivité en matière d’investissements directs étrangers. Aussi l’économie marocaine a-t-elle réalisé au cours de ces dernières années des performances non négligeables tant au niveau de la croissance qu’au niveau de l’investissement. Ainsi entre 2002 et 2008 le montant annuel moyen des investissements étrangers a atteint 25 milliards de dhs dont la quasi majorité est constitué d’IDE soit 22,3 milliards. En 2008, le montant global des IDE a atteint plus de 32,5 milliards de dhs dont l’essentiel provient de France et d’Espagne.
Comparé aux autres pays de la méditerranée, les IDE au Maroc n’ont pas connu une profonde rupture par rapport à 2007. La baisse du montant investi dans le pays n’a pas dépassé 6% alors qu’elle est très marquée en Tunisie (-75,2%) et en Turquie (-25,6%). Dans l’ensemble méditerranéen pris en compte par l’étude d’ANIMA Investment Network (AIN) le montant global des IDE dont a bénéficié le Maroc représente à peine 4,8% contre 3,5% pour la Tunisie et 5,2% pour l’Algérie alors que la Turquie et l’Egypte se partagent respectivement 32,6% et 21,7%.
En définitive, en dépit des progrès réalisés, de nombreux efforts restent à fournir pour permettre au Maroc de drainer davantage de capitaux nécessaires à son développement notamment dans le domaine de la législation sur l’investissement étranger.