Recherche
LoginPassword
Navigation : Accueil >
 
     
Politique sucrière : une volonté d’industrialisation

Les opérateurs de la filière sucrière se sont regroupés lundi 18 juin dernier autour d’une nouvelle fédération. Baptisée Fimasucre, la fédération interprofessionnelle marocaine du sucre vise à mettre en route le contrat programme concocté par le gouvernement. Les enjeux sont clairs : libéralisation du secteur, compétitivité… sauf que s’agissant d’une denrée de première nécessité le prix demeure toujours «sécurisé».

L’assemblée générale de la fédération a permis surtout de dévoiler les atouts et les actions à mener pour accroître les productions. La qualité représentant également le facteur clé de rentabilité.

 

Une seule démarche mènerait à cette voie : l’industrialisation de la filière.

«Les cultures sucrières créent quelques 9 millions de journées de travail par an en plus des 3000 emplois permanents existant dans cette industrie », précise, à juste titre,  Mohamed Fikrat, président du groupe Cosumar.

Par effet induit, la modernisation des filières devra améliorer la situation de pas moins de 80000 agriculteurs qui vivent à travers les cultures de la betterave.

Géographiquement, les principales cultures sucrières sont localisées dans les régions de Doukkala, Tadla, Gharb, Loukkos et Moulouya.

 

Après le rachat des sucrières étatiques l’été 2005, le groupe Cosumar annonce un  plan ambitieux qui devrait donner un nouveau souffle à la production sucrière. 1,6 milliards de dirhams, c’est en effet, le budget d’investissements alloué dans le cadre du contrat programme d’ici l’horizon 2012. La position de quasi monopole de la filiale de l’ONA est également sensible.

C’est en 2006 que les prix des plantes sucrières avaient été revus. Ils étaient restés gelés durant plusieurs années.

 

Le gouvernement avait autorisé un ajustement des prix à l’époque fixant celui de la tonne de sucre à 325 DH/HT. La répercussion s’est, par la suite, effectuée sur l’amont agricole. Les prix des plantes sucrières fluctuaient de ce fait entre 40 et 65 DH la tonne selon les régions. C’est un fait : la spéculation représente toujours un élément perturbateur des indices du sucre.

Le groupe continue à supporter cette variation difficilement incontrôlable.

Là encore, la chasse aux sorcières avait été déjà menée par le principal acteur et ce, déjà en 2005. Aujourd’hui le contrat programme devrait tenir compte de cet aspect influant sur les prix. Ce n’est ainsi que l’impact de la structuration du marché pourra être réellement mesuré dans le cadre de cette modernisation.

 

Autre leitmotiv : celui de la recherche et développement (R&D). Le groupe axe ses efforts dans ce domaine pour améliorer les qualités du produit fini. Logique compte tenu de la libéralisation qui guette le secteur. Encore protégées, les filières demeurent toutefois sujettes à bien des débats. Les préparatifs enclenchés dans le sens d’une modernisation semblent annoncés les prémisses d’une libéralisation proche. A suivre… 


 CMC_admin
Date : 2007-06-25
Consulté: 165 Fois

Retour
  

News

 
Pourquoi s'abonner?
s'abonner