La Foire Internationale de Casablanca abrite la semaine commerciale et culturelle algérienne. Elle se tiendra du 26 juin au 1er juillet et elle vise la reprise des niveaux d’échanges commerciaux entre les deux pays. Près de 80 entreprises algériennes ont répondu présentes à l’appel. Les enjeux sont clairs : rapprocher les deux pays à travers leur économie respective.
L’action passera par le B to B. Sur une surface de 2000 M2, les exposants algériens s’offrent ainsi l’opportunité de mieux appréhender les niches potentielles à développer avec leurs homologues marocains. Au cœur des débats : la promotion, l’encouragement et l’accompagnement des investissements en Algérie.
De leur côté, les exportateurs algériens sont présents à travers la Cagex et l’Anexal (Association des exportateurs algériens), l’Andi ou la bourse algérienne de la sous-traitance.
Le pays voisin a tenu, à travers cet espace d’exposition à mettre en valeur une gamme de produits agroalimentaires, chimiques et pharmaceutiques. Certains se sont positionnés sur les secteurs de l’électroménager et des équipements électriques. Des rencontres entre les entrepreneurs marocains et algériens sont également prévus dans les industries du tourisme, du bâtiment, du textile, de l’hôtellerie, de l’artisanat et des services. L’objectif étant de créer les partenariats.
Bref, la semaine algérienne au Maroc s’inscrit dans la logique du lancement de la foire du Maghreb. Une manière de redynamiser les échanges entre les pays maghrébins (Maroc, Algérie, Tunisie et Libye).
Dans un contexte politique où les pays du Maghreb s’initient à de nouvelles rencontres officielles pour aboutir à des actions concrètes, ces événements devraient renouer avec le passé.
Entre le Maroc et l’Algérie, la volonté d’y arriver s’est traduite déjà entre les mois de février et mai 2005, par la tenue de forums d’hommes d’affaires à Casablanca puis à Alger. En mai 2005, la signature dans la capitale algérienne d’un accord pour la création d’une chambre de commerce mixte confirme cette même volonté. Toujours est il que le dossier sensible du Sahara conditionnera fortement la poursuite de ces démarches, certes économiques mais à forte connotation politique.
D’ailleurs, le choix du calendrier concernant la tenue de la semaine commerciale et culturelle algérienne; coïncidant avec la période des négociations entre les parties prenantes du dossier du Sahara ne semble pas fortuit.
Au contraire, le rapprochement économique et la prise en compte des opportunités d’affaires entre les deux pays contribueront certainement à l’accélération du processus politique. A suivre….