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Immobilier: Crise des investissements internationaux

Les marchés immobiliers internationaux subissent de plein fouet les répercussions de la crise internationale. Les difficultés du marché du crédit et la régression des revenus des ménages freinent la demande de l’immobilier résidentiel. Celui-ci a cependant connu une stabilisation  en 2009 grâce notamment aux initiatives publiques en faveur du secteur. L’investissement international dans le secteur est en revanche en crise et les marchés immobiliers du Maghreb risquent fortement d’être touchés par les difficultés des investisseurs du Golfe.

 

Dans cette conjoncture difficile, le Maroc qui a attiré en 2008 près de 3 milliards d’euros d’investissement étrangers, devrait connaître en 2009 une baisse de l’ordre de 30% de ces investissements. L’immobilier, qui figure parmi les secteurs les plus touchés, a enregistré une baisse des investissements directs étrangers de l’ordre de 32,9% au premier trimestre 2009. L’écroulement de l’immobilier et des marchés financiers a provoqué de lourdes pertes pour les fonds souverains du Golfe avec des pertes cumulées pour quatre de ces fonds, estimées à 350 milliards de dollars. Résultat, ces fonds prennent moins de risque, renouent avec la prudence et ont tendance à se tourner vers les marchés locaux. 

 

Au Maroc, de grands chantiers impliquent des investisseurs du Golfe tels Dubaï Holding à Casablanca et Marrakech, Emaar à l’Oukaimedden, Rabat, Tanger et Casablanca, Al Qodra holding à Bouznika et Larache et il n’est à craindre que la crise du Golfe ne signe la mise en veilleuse voire l’annulation des travaux. En effet, la crise de la dette de Dubaï risque d’avoir une incidence sur l’économie marocaine à travers une diminution des investissements futurs et une remise en cause des investissements en cours. Ces développements posent avec acuité la question de la pertinence pour le Maroc de s’adosser massivement à des investisseurs dont on est en droit d’interroger l’engagement réel dans des projets d’infrastructure, touristiques ou immobiliers plutôt qu’une simple recherche de profits faciles en profitant  des avantages fiscaux et fonciers.

 

D’autant plus que le secteur de l’immobilier joue un rôle de plus en plus important dans le processus de production (il représente 5% du PIB), de génération de revenus et de créations d’emplois (il représente 700 milles emplois direct soit 6,7% de la population active). Ce rôle le place parmi les secteurs qui exercent un effet d’entrainement significatif sur nombre d’activités productives et le suivi régulier des activités de l’immobilier permet ainsi de mieux saisir les orientations de la conjoncture et ses développements futurs. Ainsi l’élaboration d’un véritable baromètre de l’immobilier sur la base des indicateurs prospectifs du secteur devient dans ces conditions une nécessité.


Auteur : CMC_Malika
Date : 2010-01-22
Consulté : 1891  Fois

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