Les perspectives de l’activité économique en 2010 s’annoncent au terme du premier semestre assez modeste. Les principaux facteurs agissant sur la dynamique de croissance présentent des configurations relativement moins favorables par rapport à l’exercice précédent tant au plan de l’environnement économique interna qu’externe. D’abord au niveau externe, les signes de reprise relevées après la période de crise dans la plupart des économies locomotives de la croissance mondiale demeurent assez timides. Ceci est particulièrement le cas des économies européennes ou le taux de croissance projeté pour l’année 2010 ne dépasserait guère la moyenne de 0,8% contre 3,3% pour l’économie américaine et 2% pour le Japon.
Sur le plan interne, la croissance de l’économie nationale en 2010 sera largement conditionnée du côté de l’offre par les résultats positifs de la campagne agricole ainsi que par les performances assez différenciées des activités industrielles, commerciales et de services. Elle sera aussi conditionnée du côté de la demande par le comportement de consommation et d’investissement ainsi que par le programme de politique économique dans ses volets budgétaire, monétaire et financier. Sur chacun des ses déterminants de la croissance, les hypothèses qui sous-tendent le scénario prévisionnel pour l’année 2010 conduisent à un repli du rythme de croissance par rapport à l’exercice précédent. L’accroissement du PIB devrait ainsi se limiter à 2,8%en terme réels, contre 4,9% en 2009. Cette perspective globale recouvre cependant des configurations très contrastées entre les secteurs d’activités. Alors que le secteur agricole devrait accuser un net repli par rapport au résultat exceptionnel de l’exercice précédent, les activités secondaires et de services devraient marquer un redressement appréciable de la production et des débouchés.