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Chronique CMC

Edito :

Revanche

 

La crise n’est pas finie. Contrairement aux pronostics des institutions financières internationales, particulièrement à la fin de l’année dernière, la sortie n’est pas pour demain. La crise grecque a créé une nouvelle situation. Prenant de cours tout le monde, elle a ébranlé fortement les fondements de la zone euro. Comme elle a mis sérieusement à l’épreuve la solidarité entre les différents pays européens. Hésitations, déclarations contradictoires, spirale spéculative : l’Europe a plus que douté d’elle-même pendant toute cette période. Les agences de notation privées, échappant à tout contrôle institutionnel, ont joué un rôle néfaste dans l’amplification de ce processus. Elles réprimandent et gratifient les Etats en distribuant sur des bases plus que douteuses des notes. Elles font vibrer les marchés de la dette, provoquant panique et euphorie, pouvant conduire certains pays jusqu’à l’asphyxie.

 

Finalement, après une gestion déficiente et coûteuse du facteur temps, l’Europe a réussi à ficeler un plan de sauvetage destiné fondamentalement à rassurer les marchés. La crise grecque a révélé combien la construction européenne est fragile. Et que c’est la peur de la contagion qui a déterminé les comportements des Etats en imposant des solutions provisoires.

L’Europe redécouvre les vertus d’une austérité curative. Hier, plans de relance volontaristes. Aujourd’hui, plans d’austérité sévères. Deux politiques contradictoires dans un espace-temps très court. Erreur de diagnostic ? Les radars sont-ils tous en panne ? Toujours est-il que cette crise – dans la crise – a désorienté les décideurs. Le recours devient le marché qui impose son diktat aux Etats. Il prend sa revanche : défaire ce qui a été fait à travers un raisonnement simpliste. La relance creuse les déficits qui se traduisent par des décotes sur le marché, d’où le nécessaire retour à l’austérité en attendant une nouvelle relance !

 

La brutalité des mesures d’austérité s’explique par l’exigence du respect du pacte de stabilité européen qui impose le dogme d’un déficit de 3% du PIB. Dans un contexte très fragilisé et incertain, une telle option jouera contre la croissance. Certaines estimations ont déjà souligné que la réduction du déficit au niveau de 3% d’ici 2012 dans la zone euro conduirait à une croissance nulle sinon négative.

Le remède n’existe pas dans les cures d’amaigrissement des finances publiques à travers des coupes faciles. L’expérience a montré l’inefficience de telles pratiques. Une nouvelle vision est à imaginer touchant une réorganisation profonde des Etats et de leurs prolongements, le partage des responsabilités et le mode de gestion. En somme, une nouvelle construction étatique au service d’une nouvelle croissance.

Ce modèle de construction européen, tel qu'il fonctionne, s'est essoufflé. La crise actuelle a montré ses limites. Il faut aller au-delà d'une bonne gouvernance, d'une amélioration du système statistique, de la création d'une agence de notation européenne et d'un fonds de soutien. Une monnaie unique a ses propres exigences. Sa gestion n'est pas technique, elle doit être dotée des instruments économiques et politiques nécessaires.

 

International :

La Zone Euro en Fortes Turbulences

 

Tout semble indiquer que les européens, et l’ensemble de la communauté internationale, n’ont pas réellement retenu les leçons de la récente crise financière internationale. La crise grecque n’est finalement qu’un prolongement de cette crise et les hésitations des pays de la zone euro à lui apporter secours risquent de coûter cher non seulement à l’économie et à la société grecques mais à l’ensemble de la zone, malgré le dernier plan de soutien sans précédent et malgré l’apport du FMI. Les solutions apportées ne permettent de résoudre que les problèmes de liquidité et ne règlent rien le problème, autrement plus grave, de la solvabilité de la dette publique. La crise révèle de profonds problèmes de construction et de fonctionnement de la zone euro, les limites d’une foi inébranlable dans les mécanismes de régulation par le marché.

 

Dynamique économique : 

Fluctuations de l'Euro

Quels impacts sur l'économie marocaine?

 

Fait marquant de la conjoncture actuelle, la baisse de l’Euro d’un côté et la hausse du dollar de l’autre suscitent des questions sur les perspectives d’évolution future de la monnaie nationale. En raison du poids important dont bénéficient ces deux monnaies dans le panier de devises qui oriente les décisions des autorités monétaires marocaines dans la fixation du cours du dirham, bon nombre d’opérateurs se posent des questions sur les impacts probables de cette nouvelle conjoncture internationale sur l’économie marocaine.

 

Perspectives sectorielles :

La Charte d'Investissement est-elle Caduque ?

 

La charte d’investissement en vigueur actuellement a été promulguée en novembre 1995. Depuis cette date, le contexte tant national qu’international a fondamentalement changé. L’expérience des quinze dernières années a montré que ce texte a pris quelques rides perdant de son attractivité. C’est pourquoi l’évaluation du texte est à l’ordre du jour pour mieux appréhender son impact, ses limites et dégager les perspectives d’avenir.

En somme, dans une période de mondialisation des critères, des avantages et des bénéfices, où la concurrence par la compétitivité joue un rôle essentiel, la charte constitue t-elle toujours un facteur déterminant d’attraction de l’investissement ?

 

Entreprises & marchés :

L'Entreprise Marocaine

et le Développement Durable

 

Depuis dix ans, le Maroc connaît un développement dans tous les secteurs d’activité économiques : industries, infrastructures, agriculture, mise à niveau urbaine, etc. Autant de progrès et d’évolutions qui ont eu des conséquences néfastes sur l’environnement. De ce fait, la protection de l’environnement et, de manière plus générale, le développement durable (DD) sont aujourd’hui au centre des orientations stratégiques du pays. Cette vision, qui s’inscrit dans le cadre d’un projet de société, implique une synergie globale entre tous les acteurs concernés afin de mener ce chantier désormais crucial pour l’avenir du pays et sa pérennité. Parmi ces acteurs, les opérateurs économiques sont appelés à assumer leurs responsabilités en la matière.

 

Point de conjoncture :

Pour une Information Disponible, Accessible, et Fiable

 

Prévisions :

Catastrophes Naturelles

Quelles stratégie de réduction de risque ?

 

La fréquence des catastrophes naturelles a sensiblement augmenté ces dernières années. Les pertes en vies humaines et les destructions qui frappent les infrastructures de base ainsi que les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables constituent autant de facteurs qui compromettent le développement dans les pays les plus exposés à ce risque. Cette situation a conduit la plupart des pays concernés à mettre en œuvre une stratégie de réduction des risques afférents à ces phénomènes qui intègre aussi bien les actions de prévention que celles de gestion des catastrophes en cas de survenance. 

 

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